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Chronique

La rivalité entre frères et soeurs


Saviez-vous que… oui, il est possible pour tous les parents de créer un climat de complicité harmonieux entre les enfants d'une même famille?


Oui, il est aussi possible de sortir les enfants des engrenages d'une rivalité malsaine et de renverser ce cercle vicieux et dérangeant dans lequel chacun se sent  seul, incompris ou même rejeté?

Depuis plusieurs années, nous offrons une formation aux parents dans laquelle, nous leur proposons des moyens très concrets et d'une grande efficacité pour créer un climat harmonieux au sein de leur famille, empreint d’amour véritable, de bienveillance et de soutien mutuel. Une constatation qui nous saute aux yeux, c'est qu'une des difficultés qui revient le plus souvent et qui affecte énormément les parents d'aujourd'hui est la rivalité vécue entre leurs enfants. Les parents sont dépassés, déçus par les disputes et mésententes qui règnent au sein de leur progéniture. Ils se demandent ce qui se passe et ne savent pas comment régler les désaccords et conflits entre leurs enfants. Ils aimeraient que ceux-ci s'entendent et se soutiennent entre eux. C'est à se demander comment il se fait qu'une des relations qui devrait être la plus enrichissante pose autant de problèmes? Soyez rassurés, ces conflits peuvent maintenant se résoudre pour laisser place à une relation de complicité mutuelle entre les enfants : il s'agit d'être vigilant, de s'éveiller aux causes réelles qui provoquent cette rivalité pour éviter de la créer et si elle est déjà vécue par les enfants, d'adopter des moyens concrets et efficaces d'y remédier.

Voici des réalités dont il faut absolument tenir compte pour prévenir ou pour guérir les trop grandes souffrances qui peuvent causer la la rivalité entre frères et sœurs. Nous parlons ici d'une rivalité causée: par une personnalité innée et particulière chez certains enfants, comme l'enfant trop attaché, l'enfant possessif, peureux ou jaloux de nature ou par des blessures intérieures qui grugent l'enfant blessé affectivement et l'amènent à manifester des comportements dérangeants, ce qui minera souvent toute la dynamique familiale. Soyez attentifs aux causes des conflits entre vos enfants et apportez votre complicité. Que de souffrances inutiles pourront être évitées!


Si vos enfants sont jeunes et qu'ils ne vivent pas cette rivalité mais que vous aimeriez la prévenir, voyez ce qui peut déclencher certains conflits entre eux et éviter qu'ils ne s'installent dans la relation.


Si les dégâts sont déjà faits: vos enfants rivalisent entre eux de façon très dérangeante, lisez bien ce qui suit pour mieux comprendre ce qu'ils vivent, parce que comprendre c'est important. Nous verrons par la suite les 7 plus grandes manifestations de mésententes entre frères et soeurs et comment agir pour ne plus vivre avec ces difficultés.


COMPRENDRE ET PRÉVENIR LA RIVALITÉ ENTRE FRÈRES ET SŒURS

Voici des vérités qui lorsque bien comprises vous aideront à éviter de créer une rivalité malsaine qui affectera vos enfants et vous-même.

• L'importance de combler les besoins



Tous les enfants et c'est normal, aimeraient avoir leurs parents à eux seuls. Chaque enfant aimerait être unique aux yeux de ses parents, être le meilleur, le plus merveilleux; avoir une attention exclusive de son parent lui est vitale. Il est impératif de combler tous les besoins de vos enfants surtout le besoin de se sentir important et unique aux yeux de ses parents et le besoin de compassion. Ces besoins en carence seront les plus grandes causes de rivalité entre les enfants d'une même famille. Recevoir du temps et de l'attention exclusive de son parent n'est pas un caprice, un désir d'enfant égoïste qui ne pense qu'à lui mais bien un besoin vital. Si votre enfant vit des manques affectifs et qu'il a une sœur ou un frère, il y a de fortes chances qu'il n'accepte pas d'avoir ce frère ou cette sœur qui selon lui l'empêche de combler ses besoins surtout celui d'être exclusif aux yeux de ses parents, ce qui cause une rivalité entre eux. Il projettera ses manques sur l'autre. Pour mieux connaître ces manques possibles le moyen, de loin le plus efficace, que nous puissions vous proposer est d'identifier à l'aide d'un test très ciblé : Évaluation des attitudes et comportements de l'humain, ces carences chez vos enfants. Vous pourrez le trouver sur notre site internet www.commeunique.com et dans notre livre Être parent, mode d'emploi. Des pistes très concrètes vous seront proposées pour combler les besoins manquants et même "récupérer", si les manques sont trop grands. Ce test étant très ciblé, il vous permettra d'identifier avec exactitude ce qui peut causer certaines souffrances chez votre enfant, la source réelle de ses comportements inadéquats.



• Comment les combler


Vous passez déjà des moments avec votre enfant. Si vous ne lui confirmez pas qu'il a ces moments avec vous, il ne les conscientise pas; il ne s'en rend pas compte. Il est donc primordial de lui confirmer que vous passez déjà du temps avec lui. Si vous évaluez qu'actuellement vous ne passez pas assez de temps avec chacun d'eux, pour éviter de provoquer des conflits entre vos enfants, il faudra donc mettre à votre horaire des temps à passer seul avec chacun de ceux-ci: ce peut-être quelques minutes chaque jour où on lui confirme qu'il a ce temps: "juste nous deux… Toi et moi". Rassurez aussi concrètement votre enfant sur votre amour envers lui: confirmez-lui qu'il a "sa place" et que l'on tient compte de lui, pour qu'il n'y ait aucun doute dans son esprit quant à son importance. Lui dire "Il y a une place juste pour toi…, pourra apaiser ses craintes de ne plus avoir de valeur à vos yeux et de perdre votre amour. Lui dire aussi: "On va créer aussi une place pour ton petit frère", lui permettra de mieux accueillir la présence de l'autre. Aussi confirmez-lui régulièrement les attentions bienveillantes et exclusives que vous avez envers lui pour qu'il remarque qu'il est aimé et vu comme unique. "J'ai acheté ce crayon bleu "juste pour toi", parce que je sais que c'est ta couleur préférée". "J'ai pensé à te cuisiner ton repas préféré aujourd'hui: tes pâtes au thon. Tu les aimes tellement!".


• Ne pas répondre à ses besoins


La non-réponse à ses besoins (puisqu'ils sont vitaux) pourra entraîner des séquelles qui affecteront l'estime personnelle de votre enfant, sa confiance en lui et pourront provoquer aussi selon les manques l'envie ou la jalousie pour un frère ou une sœur, ce qui peut grandement augmenter la rivalité entre vos enfants. De plus, si les manques sont trop grands, cela peut entraîner la manifestation de carences importantes ou de comportements dérangeants qui vous affecteront à votre tour: vous devrez vivre avec ces comportements inadéquats de votre enfant ou vous serez obligés éventuellement de réparer et de lui consacrer du temps et de l'attention pour sauver les pots cassés: visites chez des spécialistes selon le cas pour problèmes psychologiques et de santé(insomnie, nervosité, agitation, maux répétitifs, etc.), troubles d'apprentissages(retard à parler, troubles d'attention, retards scolaires), problèmes de comportements(hyperactivité, opposition systématique à l'autorité à la maison ou à l'école, harcèlement d'un frère ou d'une soeur), etc. Toutes ces manifestations négatives créeront un climat de tensions dans votre famille et donc plus de conflits.


• La rivalité non pathologique


Il existe une rivalité saine entre les enfants qui les aident à se dépasser. Si vous les laissez se chamailler un peu, ils peuvent ainsi apprendre à communiquer entre eux, et résoudre des conflits. Laissez donc les enfants vivre leurs rivalités et évitez de toujours intervenir. Vous réaliserez dans la plupart des cas qu'ils s'en sortent très bien sans vous. Si les mêmes disputes surviennent d'une façon accentuée et se perpétuent, voyez comment intervenir, dans la section RÉCUPÉRER: cause Nº 3: les enfants ne connaissent de moyens adéquats pour résoudre leurs conflits


• Un événement traumatisant, même s'il n'en a pas l'air



Lorsqu'un nouvel enfant naît dans la famille, c'est toujours un grand drame intérieur pour celui qui avait à lui seul l'attention du parent. Si cette nouvelle naissance est mal vécue par celui-ci, elle provoquera des maux intérieurs comme la jalousie, l'envie, etc…et extérieurs qui se vivront comme des comportements dérangeants. Il est impératif de bien comprendre ceci: ce n'est pas parce qu'il est méchant qu'il manifeste des comportements inadéquats, c'est parce qu'il souffre. L'enfant sait qu'il souffre mais ne peut identifier pourquoi il souffre. Il est mal c'est tout et ne peut donc l'exprimer clairement. Seuls des symptômes se manifestent qui reflètent sa souffrance: agitation, nervosité, agressivité, tristesse, colères incontrôlées, non-écoute, frapper l'autre, mordre, etc. à nous d'identifier la source de ces comportements, de comprendre ce qu'il vit et de combler le besoin manquant.

• Le premier né


La rivalité se vivra surtout, mais pas toujours, chez l'enfant le plus vieux qui sera confronté à la vie avec quelqu'un qui prend sa place et selon le cas plus d'une fois si d'autres enfants s'ajoutent à la famille. Mais attention, il n'y a pas que les plus vieux qui soient affectés par la présence de l'autre. Un enfant pourra envier les capacités de son aîné plus habile en art, musique, sport, etc… S'il vit cela difficilement, il pourra développer de la jalousie ce qui sera aussi source de rivalité.

• Il tient des comptes


L'enfant jaloux déchiré par ses doutes sur l'importance qu'il a aux yeux de son parent au profit de l'autre remarquera et calculera toutes vos attentions envers l'autre. S'il peut exprimer ce qu'il vit, il aura tendance à vous faire régulièrement des remarques du genre: «C'est toujours lui et pas moi!», «Tu lui as mis plus de céréales qu'à moi» au lieu de nier ou de vous justifier en disant: «Mais non voyons» ou en l'accusant avec mépris: «Tu es jaloux d'elle», tenez compte de ce qu'il vit en lui affirmant: «J'ai comme l'impression que tu crois que j'aime plus ta sœur que toi. Mon amour est très grand pour vous deux, et je vous le manifeste de façons différentes, parce que vous êtes différents». Par exemple : «Ça me fait plaisir d'acheter des patins à ton frère parce qu'il aime en faire avec papa et ça me fait autant plaisir de t'acheter des pastels parce que tu adores ça faire des pastels et que j'aime te voir heureuse» ou encore: «Ce n'est pas toujours facile d'avoir une sœur ou un frère!». «Il y a des jours où on aimerait mieux que l'autre ne soit pas là». Se sentant compris, parce que l'on considère ce qu'il vit sans jugement, cela aura pour effet de calmer sa tension, le soulager dans son manque et de diminuer les comportements dérangeants. On lui en veut de ne pas se rendre compte de tout ce que l'on fait pour lui, parce que l'on oublie de lui confirmer


• Un préféré


Les parents croient ou se font accroire qu'ils aiment tous leurs enfants de la même manière, ce qui n'est pas réaliste: la plupart des parents préfèrent un enfant à cause d'une affinité: il pratique et aime mon sport préféré… ou je voulais tellement une petite fille et je l'ai… ou il réussit mieux que l'autre dans… ou encore un parent sans préférer un enfant plus que l'autre, protégera davantage un ou l'autre de ses enfants, le comprendra davantage parce que cet enfant vit ou a vécu les mêmes souffrances que lui, par exemple : nous sommes timides ou insécures. L'autre ressent cette préférence même si elle est très subtile. Il aura de l'agressivité envers le préféré. Soyez vigilant et tenez-en compte. N'oubliez pas qu'il est dépendant de vous et qu'il souffre s'il sent votre préférence ou attention « trop marquée » pour l'autre.


• L'incompréhension du parent


Si le parent ne comprend pas: les disputes entre ses enfants seront perçues par celui-ci comme inacceptables et inconcevables parce qu'il juge son enfant comme malveillant et malintentionné. Le parent accusera l'enfant par des remarques comme: "Eh que tu es méchant.. Pas fin… jaloux!" Ces jugements culpabilisants créent encore plus de tensions chez l'enfant et accentuent à nouveau les conflits. Identifiez la cause de leurs conflits(voir les pistes à la fin de cet article) et faites des actions pour les aider à sortir de ces mésententes


• L’incompréhension de l'enfant


Plusieurs parents croient qu'un enfant peut et doit comprendre son parent: son manque de temps pour s'occuper de lui, sa non disponibilité à son égard à cause des soins qu'il doit donner au bébé ou à ses frères et sœurs, son surplus de travail, etc.. Désolé, NON l'enfant ne peut comprendre. À quel âge comprendra-t-il ? Désolés encore une fois, nous ne pouvons vous donner d'âge. Il ne pourra comprendre que lorsque son ou ses besoins seront comblés adéquatement. L'affirmation citée précédemment est tellement importante que nous allons vous la répéter: recevoir du temps et de l'attention exclusive de son parent n'est pas un caprice, un désir d'enfant égoïste qui ne pense qu'à lui, mais bien un besoin vital. Même un adolescent en manque, surtout qu'à cet âge il vit en plus de grands bouleversements intérieurs et qu'il a encore grandement besoin de la complicité de son parent, sera affecté par l'indifférence de son parent à son égard et sera probablement jaloux des attentions attribuées à son rival. Peut-être sera-t-il plus subtil qu'un plus petit et pourra cacher ses états d'âme. Il n'en sera pas moins affecté. En vieillissant, en arrivant de plus en plus à maturité, un enfant qui est comblé dans ses besoins fondamentaux (pas tous ses désirs), comprendra de plus en plus et considérera davantage les difficultés de ses parents et apportera sa complicité. Par contre, un jeune enfant vraiment comblé affectivement, sûr de l'amour que lui portent ses parents sera heureux d'apporter sa collaboration, son aide en faisant des petites tâches à sa mesure, comme d'apporter la couche, jouer en silence pendant que maman berce le petit pour l'endormir, le surveiller pendant quelques secondes, etc. Il aime être impliqué et se sentir utile. Une appréciation enthousiaste des services rendus, même s'ils sont très minimes, accentuera son intérêt à collaborer davantage.


• Les comparaisons des parents


Un piège trompeur, qui affecte énormément les enfants et sont une grande source de jalousie entre les frères et sœurs : les enfants subissent les comparaisons des parents. Si vous avez l'habitude de les comparer parce que vous ne connaissiez pas l'impact destructeur de telles comparaisons, vous devez d'abord, cesser ces comparaisons. On ne doit jamais, jamais, jamais comparer les enfants entre eux. "Ils sont incomparables". Tous ne naissent pas avec des qualités égales de compréhension intellectuelle, facilité de concentration, beauté, intérêt pour la propreté, le partage, le don de soi, l'esprit de collaboration, etc. Pour certains, c'est facile et pour d'autres plus difficile.

Exemples de:
- Comparaison directe: Le parent fait des réflexions désobligeantes sur les mauvaises notes d'un de ses enfants et le compare directement à l'un ou l'autre de ses frères et sœurs qui lui réussit mieux à l'école et fait des efforts ou écoute davantage. Exemple: La maman de Gabriel le compare à Léonie sa sœur qui elle au contraire de lui, écoute tout de suite les consignes.

- Comparaison indirecte: Le parent met en évidence des qualités qu'a un des enfants pour véhiculer une valeur ou force que l'autre n'a pas. Il n'en parle pas directement, mais s'arrange pour valoriser les performances de l'un devant l'autre, croyant que cette démonstration des plus grandes capacités de l'autre, comparées à lui, l'incitera à changer ou à faire plus d'efforts ex: bonnes performances sportives, sens de l’effort, habiletés manuelles, bonnes capacités de concentration, sens du partage, générosité, ordre, propreté, etc. Ces comparaisons frustrent, culpabilisent et abaissent l'enfant, qui se sent diminué aux yeux de ses parents et des autres membres de la famille. Face à de telles comparaisons humiliantes une réaction normale chez l'humain est de vouloir détruire, éliminer l'objet de comparaison destructeur de son estime personnelle, dans ce cas-ci son frère ou sa sœur, et qui fait naître en lui la peur de perdre l'amour de celui qui compare, ici le parent. C'est pour cela que l'enfant comparé négativement aura des attitudes dérangeantes avec ses frères et sœurs. Au lieu de comparer, au contraire, le parent doit refléter les points forts de ses enfants et leur démontrer son admiration pour ce qu'ils font (voir "Besoin de se sentir admiré", dans le livre Être parent, mode d'emploi).


• Le parent abaisse ses enfants



Attention aussi d'abaisser un enfant devant l'autre. Ce dernier pourrait l'utiliser pour mieux diminuer son frère ou sa sœur d'abord à cause du modèle que lui projette le parent abaissant et aussi pour se satisfaire de la non-considération ou non reconnaissance qu'a son parent envers lui dans d'autres domaines. Le père d'Antoine l'abaisse en présence de sa sœur Julie. Celui-ci voulant se valoriser aux yeux de sa mère, souligne les mauvais comportements de Julie lors de la dernière sortie familiale.


• Le parent vit des manques affectifs


Si le parent vit des manques affectifs au niveau de ces besoins il y a de fortes chances qu'il les transmette à l'un ou l'autre de ses enfants. Vous pouvez faire le test, proposé précédemment, pour vous. Dans le livre Être parent, mode d'emploi, une partie pour l'adulte y est développée. Pratiquer ces pistes vous permettra de sortir de vos souffrances actuelles et d'arrêter de transmettre ces mêmes souffrances à vos enfants, par vos façons d'être provoquées par vos manques. Exemple : Vous manquez de compassion envers vous-même, vous pourrez difficilement avoir de la compassion d'une façon juste envers l'autre : soit vous serez indifférent à ce qu'il vit, soit vous serez trop sensible à ses souffrances.


• le parent n'a pas eu de modèle


La majorité des adultes qui sont maintenant devenus parents, n'ont pas eu de modèle : n'ont pas vécu cette complicité au sein de leur propre famille et sans s'en rendre compte perpétuent ce climat où se vivent des malentendus de toutes sortes. Soyez d'abord convaincu que vous pouvez, même si vous ne l'avez pas vécu, créer cette harmonie au sein de votre famille. Tenez compte des pistes que nous vous suggérons et instaurez petit à petit un climat bienveillant et nourrissant pour tous.

• L'harmonie à tout prix



Tous les parents ont des idéaux d'harmonie entre leurs enfants. Dans leurs rêves les plus beaux tous les parents voient leur vie familiale remplie d'amour, de tendresse, d'échanges, de partage, d'entraide et de soutien mutuel entre leurs enfants, sans jamais aucun conflit. Cette part d'irréalisme, de rêve anticipé crée une attente chez le parent, qui réagit trop vite ou trop brutalement lors d'un conflit entre ses enfants, ce qui peut accentuer ces conflits.


• Mission


D'autres parents se sont donnés comme mission de réussir ce que leurs propres parents n'ont pas réussi : vivre une vie familiale parfaite, ce qui crée des attentes face à leurs enfants. Qui dit attente dit déception: dans toutes relations il y a des conflits. Ces parents se croient des dieux tout-puissants capables de créer une relation parfaite entre les membres d'une même famille sans jamais aucun heurt. La non-réponse à cet idéal de perfection les rend tristes, impatients et agressifs envers leurs enfants: ils leur en veulent de ne pas être à la hauteur de ce rêve. De plus, ils se voient agir comme leurs propres parents ne sachant comment mettre fin aux querelles parce qu'ils n'ont justement pas eu de modèles. À l'inverse par leurs réactions ils alimentent et accentuent les conflits. Ils devront chercher d'autres modèles ou consulter pour développer des approches relationnelles adaptées aux parents d'aujourd'hui et couper la chaîne de ces souffrances transmises de génération en génération. Cette mission de procurer à des enfants un milieu familial parfait se vit aussi chez certains parents adoptants qui ont le désir de sauver ce petit être de la misère qu'il aurait sûrement vécu sans eux (ce qui est vrai) et veulent leur offrir l'opposé, c'est-à-dire une vie parfaite sans souffrance ce qui les amène à avoir aussi de telles attentes.


• Le parent autoritaire


Si vous utilisez trop votre pouvoir sur vos enfants, êtes autoritaire, vous créerez une tension qui affectera toute la dynamique familiale et accentuera les mésententes et conflits. Revoyez vos façons d'intervenir, demandez conseil si vous ne pouvez sortir de ce contrôle excessif sur vos enfants : vos règles trop nombreuses et trop rigides. Ces façons d'être "trop" ont une cause. Cherchez-en la source: soit vos parents étaient comme vous "trop" autoritaires et vous copiez le modèle ou à l'inverse, ils étaient "trop" permissifs et cela vous a affecté et vous ne désirez pas faire vivre ces souffrances à vos enfants, soit vous êtes perfectionniste ou encore tout simplement de nature autoritaire. Si vous arrivez à identifier la cause de cet excès, vous pourrez davantage développer des façons d'intervenir plus équilibrées et pourrez apporter davantage de complicité à vos enfants et être moins rigide, ce qui pourra diminuer les tensions causées par vos interventions rigides, empreintes de pouvoir.


• Le parent permissif



Une autre grande source de tensions: vous êtes "trop" permissif, vos enfants ne sont pas habitués à avoir des balises, ils n'ont pas l'habitude de se contrôler. Ils veulent le jouet de l'autre, ils lui enlèvent des mains tout de suite. L'autre le dérange: une tape, une bousculade, une morsure et le problème est réglé… même s'il n'est pas vraiment résolu à cause de la réaction de l'autre enfant. On se tyrannise, on joue au plus fort, on utilise les armes à notre disposition : insultes adressées à l'autre et aux parents, provocations de toutes sortes, non-écoute. Parmi cette absence d'encadrement, c'est la loi du plus fort parmi tous ces faibles (insécures): souvent l'enfant qui harcèle, n'écoute pas ses parents, tyrannise par ses cris, ses menaces, ses sautes d'humeur jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il veut On vit dans le chaos, sans bornes et balises sécurisantes. Aucune règle, aucune éducation pour apprendre à régler des conflits. Les enfants vivent beaucoup d'insécurité causée par ce manque de règles, de structures et de routines apaisantes, ce qui cause ces tensions. Si vous avez ce profil permissif, voyez comment vous pourriez petit à petit intégrer dans le quotidien des règles et des balises sur lesquelles vos enfants et vous-même pourrez vous appuyer pour créer une structure sécurisante pour tous donc moins de tensions.

• Disharmonie dans le couple


Si votre couple est en souffrance et que vous vous querellez régulièrement, il se peut que vos enfants copient le modèle et vivent les mêmes "patterns". Voyez comment vous pourriez résoudre vos conflits et présenter de nouveaux modèles de résolution de conflits à vos enfants. Si votre mésentente ne se manifeste pas au grand jour, il se peut que vos enfants vous révèlent eux au grand jour vos conflits cachés, qu'ils perçoivent même subtilement. Laissez-les vous éveiller à ces souffrances non résolues source de désaccords avec votre conjoint et prenez des moyens concrets pour cesser de souffrir et faire souffrir dans vos relations intimes et familiales.

SORTIR MES ENFANTS DE LA RIVALITÉ ENTRE EUX

Avant de lire ce qui suit, assurez-vous d'avoir bien lu la première partie de cet article : PRÉVENIR LA RIVALITÉ ENTRE MES ENFANTS. Elle vous aidera à mieux comprendre vos enfants, ce qui vous rendra plus aptes à les aider.


Le « PARENT-GUIDE », doit d'abord observer ses enfants pour connaître la ou les causes des mésententes entre eux. Il pourra ainsi mieux les aider à sortir de cette difficulté. Il doit connaître aussi ces sources de conflits pour les refléter à ses enfants (parler de ce qu'il a observé, sans les juger) afin qu'eux aussi en prennent conscience pour mieux s'en sortir.

Le « PARENT-COMPLICE », aide ses enfants à sortir de cette rivalité.

MANIFESTATIONS PRINCIPALES DES
MÉSENTENTES ENTRE FRÈRES ET SŒURS et les moyens d’y remédier:

voir aussi à la fin *Piste à employer dans tous les cas.

1) N'accepte pas d'avoir un frère ou une soeur qui l'empêche de combler ses besoins surtout celui "d'être exclusif aux yeux de ses parents", ce qui cause cette rivalité entre eux.


Le parent doit évaluer le temps qu'il passe seul avec son enfant et la qualité de ce temps. Puisque ce besoin est vital, l'enfant qui n'est pas comblé à ce niveau se sentira brimé et voudra brimer l'autre.


Pour plus d'information, voir les pistes dans "Besoin de se sentir important aux yeux du parent", dans notre livre Être parent, mode d'emploi

2) Un des enfants veut contrôler l'autre (joue au parent "jeu de pouvoir", reprend l'autre)... Copie le modèle du parent autoritaire

Le parent doit réévaluer sa façon d'intervenir avec cet enfant qui imite probablement les attitudes de son ou ses parents envers lui. Il cherche probablement à brimer l'autre, utiliser son pouvoir sur lui, tout comme lui-même se sent contrôlé et brimé.

3) Un des enfants ambitionne sur l'autre; abuse (prend ses jouets, l'accapare, l'agace constamment, etc.)

Le parent devrait d'abord montrer à celui qui est lésé, à exprimer ce qu'il vit, ses vrais sentiments lorsque l'autre accapare ses jouets ou l'agace, etc. Au début, puisque les enfants ne connaissent pas les mots pour exprimer leurs émotions, il est bon que le parent identifie et reflète à l'enfant ce qu'il vit. Exemple :" Cela te frustre, quand il prend ton jouet parce que c'est le tien"... ou autre vraie raison.
« Tu es agacé parce que Guillaume te nuit dans ton jeu et que tu n'arrives plus à en jouer correctement ».

L'encourager ensuite à exprimer lui-même ce qu'il vit à l'autre et voir ensemble quels moyens pourraient utiliser celui-ci pour que l'autre cesse son comportement dérangeant.
Exemple: - Ses objets ou jouets ou secrets qui sont plus précieux, qu'il ne veut pas prêter, pourraient être mis dans un coffre à clef ou dans sa chambre auquel l'autre ne peut avoir accès.
- Il pourrait s'entendre avec l'autre sur un code qu'il émettrait lorsqu'il veut être seul ou ne pas être dérangé. Ex. : il met une affiche "Ne pas déranger", bricolée par lui, sur la porte de sa chambre, etc.


4) Un des enfants est trop protecteur pour un frère ou une soeur plus jeune que lui. Il joue au parent.

Le parent doit expliquer à l'enfant protecteur les rôles de chacun dans la famille et que ce sont eux les parents qui ont à jouer le rôle de parent (éduquer, combler les besoins, sévir, etc.) et qu'il peut prendre la relève seulement quand eux ne peuvent pas le faire.


5) Un des enfants ne sachant comment exprimer son agressivité dit des paroles blessantes à l'autre.

a) Lorsqu'un enfant agit de la sorte, c'est parce qu'il est blessé. Soit : il se sent inférieur à l'autre, soit : il se sent frustré et se défoule sur sa sœur ou son frère sur lequel il projette son mal-être, soit : il est jaloux, etc.
Dans ce cas, commencez par évaluer ce qui cause ce manque d'estime, cette jalousie ou cette frustration chez l'enfant et comblez le besoin manquant. En même temps, interdisez les paroles abaissantes. Dites à vos enfants : "Il est interdit de dire des paroles qui diminuent l'estime personnelle de l'autre comme : (nommez ces mots ou expressions qu'ils emploient) imbécile, con, bébé, etc. Jamais je n'accepterai que quelqu'un dise des paroles blessantes à un de mes enfants". Si un des enfants récidive et abaisse l'autre par ses remarques ou ses attaques, mettez-le à l'écart, à votre vue, par exemple assis sur une chaise pendant quelques minutes. Aussi, le plus tôt possible, dès qu'il sera disposé, il doit réparer l'affront qu'il a fait à l'autre par exemple lui dire un compliment, une parole élevante, etc.

b) Il se peut aussi que l'enfant qui diminue son frère ou sa soeur ne fasse que copier les attitudes d'un parent qui a tendance à juger et à dire des paroles abaissantes. Si c'est le cas, exprimez vos regrets à vos enfants, votre prise de conscience et proposez aux enfants de développer, vous et eux, d'autres façons de communiquer avec l'autre en cessant d'employer un langage fait de jugements négatifs et à l'inverse développez l'habitude de remarquer ce qui est beau. Si vous n'en avez pas l'habitude, il sera peut-être difficile au début de voir le positif et de vous retenir d'étiqueter vos enfants. Donnez-vous des repères par exemple, selon vos capacités, de dire une ou 3 qualités, compliments, appréciations, etc. chaque jour à vos enfants. Dans les situations où vous êtes dérangés par leurs comportements, au lieu de les accuser, dites-leur l'impact négatif qu'a sur vous ce comportement nuisible, sans faire de jugement par exemple : il renverse souvent des verres de jus. Au lieu de lui dire des commentaires blessants et culpabilisants comme : "Eh! Que tu es malhabile". On dirait que tu fais exprès " ou "Si tu renverses encore ton jus tu vas réfléchir dans ta chambre ", lui dire : "Cela m'agace que tu renverses aussi souvent ton verre de jus. Ça nous oblige à ramasser et on perd du jus, viens on va pratiquer comment verser pour éviter d'avoir à ramasser après". Je remarquerai ses progrès le plus souvent possible.
Vous pourriez aussi l'impliquer, en lui proposant un tableau de stimulation : à chaque verre bien versé, il a une étoile collante sur un petit tableau d'encouragement bricolé par lui, ces étoiles s'accumulent jusqu'à ce qu'il arrive à la mention. BRAVO ANTHONY EST MAINTENANT UN CHAMPION VERSEUR DE JUS, ou jusqu'au dessin identifiant un champion.

Montrez aussi à vos enfants lorsqu'ils vivent une émotion négative envers l'autre, au lieu de l'accuser, à exprimer ce qu'ils vivent, par exemple : "Tu peux lui dire : "Je suis fâché après toi parce que tu as copié mon dessin. Je n'aime pas que tu fasses comme moi".


6) Un des enfants ne sachant pas communiquer ou exprimer ce qu'il vit avec des paroles, ou un enfant trop impulsif, blesse l'autre physiquement : tape, mord, etc.

Avisez aussi vos enfants que vous n'admettrez jamais que l'on frappe un de vos enfants. Quand l'enfant est trop jeune ou n'a pas l'habitude d'exprimer ses émotions, nommez le sentiment que vous avez identifié en disant : "Tu voulais son ballon qu'il ne voulait pas te prêter et tu étais frustré, alors tu l'as frappé". Comment aurais-tu pu faire à la place?" . Reconnaissez sans le juger sa façon d'être dans ces moments de frustrations par exemple : "J'ai remarqué que lorsque tu es fâché ou que tu n'obtiens pas ce que tu veux, que tu as l'habitude de mordre (ou frappé selon le cas). Aussi dans ces moments tu devrais sortir ton agressivité en frappant sur ce coussin…. Si c'est mordre : "Tu peux mordre cette petite balle de caoutchouc (une petite balle peut-être achetée avec sa complicité), ou cette débarbouillette mouillée, l'informant que c'est dans le but de lui permettre de mordre pour défouler sa colère lorsqu'il est irrité. Le simple fait de prendre des mesures aidantes pour régler sa difficulté désamorce souvent cette habitude de mordre chez lui.
Prenez l'habitude d'exprimer ce que vous vivez le plus souvent possible devant vos enfants. Les enfants sont des champions pour copier les adultes. Créez un beau lien de complicité et de rapprochement avec eux, vous aurez plus d'influence pour transmettre vos valeurs, vous faire écouter et ils auront davantage le goût de vous imiter. Vous constituerez un modèle pour eux.

Si malgré vos interdictions, il frappe ou mord l'autre, mettez-le à l'écart quelques minutes par exemple assis sur une chaise pendant quelques minutes (selon son âge), et faites-le réparer en lui demandant ce qu'il pourrait faire pour l'autre pour réparer sa faute : lui faire un dessin, un petit massage, une caresse, l'aider pour…, etc.


7) Les parents règlent les disputes à la place des enfants (prennent la décision pour régler le conflit : enlève l'objet du conflit, punissent, séparent, isolent, etc.)



Les enfants ne connaissent pas de moyens efficaces pour régler leurs conflits et n'ont pas de modèles de résolutions de conflits adéquats.
Le parent doit au contraire montrer à ses enfants à régler leurs conflits, leur montrer d'autres alternatives tout en les impliquant. (Voyez aussi tous les moyens proposés dans les cas précédents)

Piste à appliquer dans tous les cas:

Dans tous ces cas de conflits vus précédemment, les enfants ont développé des façons de régler leurs conflits (si ce n'est pas leur parent qui les règle à leur place) et ce sont les seuls moyens qu'ils connaissent ex : pleurer, frapper, agacer, abaisser l’autre, menacer, se plaindre au parent, crier, se chamailler, etc.

Il n'y a pas d'autres moyens que de leur montrer d'autres façons de régler leurs conflits puisque s'ils n'en connaissent pas d'autres, ils répéteront toujours ces mêmes mécanismes inefficaces, irrespectueux qui provoquent de la tension en eux et ne développeront pas des techniques de résolution de conflits où les besoins des uns et des autres seront davantage satisfaits.
Dans ces cas, assoyez les enfants un en face de l'autre et demandez à chacun d'exprimer à l'autre ce qu'il a vécu pendant ce conflit. Si eux ne peuvent les dire parce qu'ils n'ont pas l'habitude, vous pouvez nommer les émotions que vous croyez qu'ils ont vécues à leur place.

Exemple : «J'ai vu que tu étais très fâché… ou déçu…après Émilie parce qu'elle….»Faites lui dire ces paroles à l'autre, pour qu'il apprenne à les dire au lieu de frapper ou crier.

Certains parents envoient leurs enfants «réfléchir dans leur chambre» à ce qu'ils ont fait. Cette technique ne soulage que le parent. Ce moyen est inutile, si vous n'avez pas montré à vos enfants d'autres façons de communiquer entre eux. Sinon ils iront réfléchir à quoi? «Je suis méchant...Je suis coupable d'avoir fait de la peine à papa ou à maman...Je ne vaux rien... Ou encore, c'est de sa faute à lui ou elle, si je suis puni, je ne suis pas allé assez loin pour régler le problème. La prochaine fois je lui arrache la tête»...

Ce moyen (aller réfléchir dans sa chambre) sera utile, si vous avez identifié ensemble d'autres façons de régler le conflit, que vous l'avez pratiqué avec eux et que par la suite vous l'envoyez faire un recul, dans le silence de sa chambre, pour réfléchir à ces nouveaux moyens qu'il devra utiliser à l'avenir.

Même s'ils promettent de ne plus recommencer et qu'ils sont bien intentionnés, ils risquent de répéter les mêmes comportements. En voici la raison : dans des situations conflictuelles, ils sont sensibles, fragiles, "à fleur de peau" ils sont souvent prêts à tout pour se défendre ou combler leurs besoins, même à ne pas tenir leur promesse au risque de ne plus être aimé de papa ou de maman. C'est pourquoi il est difficile pour eux de se retenir; de ne pas réagir. Pensez à vos propres promesses intérieures ou résolutions parfois et même assez souvent non tenues : «Je ne m’impatienterai plus, ne crierez plus…». Soyez ferme, mais compréhensif. Ceci vous permettra de moins juger l’enfant, donc d'être plus patient et tolérant.


En dehors des situations de conflits :

Un bon truc pour leur faire la démonstration de nouveaux moyens est de leur faire faire un "brainstorming" de solutions possibles sur toutes sortes de situations conflictuelles, similaires à celles qu'ils vivent régulièrement, non pas les mêmes.
Par exemple, avec de jeunes enfants : Je prends 2 dinosaures dans leur coffre à jouet, et je simule un conflit qu'ils vivent. Je leur demande: "Comment pourraient faire ces deux dinosaures pour être contents tous les deux?

Avec les plus vieux: on peut faire ce même "Brainstorming". On trouve plusieurs solutions possibles à ces conflits qui se répètent et se répètent.
D'abord, dans chaque situation chacun doit prendre un rôle et définir ses besoins. Toutes les solutions réalistes ou irréalistes sont retenues pour rendre le jeu plus amusant. Ensuite les enfants trouvent ensemble la ou les solutions gagnantes pour que les 2 partis soient satisfaits.

Note: Le parent doit aussi garder en mémoire qu'il est un modèle pour ses enfants c'est en agissant lui-même avec considération et bienveillance envers les autres qu'il transmettra le mieux ses valeurs de partage, d'entraide de soutien et de compréhension de l'autre. Il montrera aussi à l'enfant à prendre sa place, à se défendre face à la non-compréhension des autres, etc.

Aussi, il parle de ses propres conflits à ses enfants et de sa façon de les régler.

Ne gardez que le rôle de guide et de complice :

Avisez les enfants que s'ils ne règlent pas leurs différents seuls, vous n'interviendrez que pour les orienter à nouveau vers les nouveaux trucs que vous avez trouvés ensemble dans la résolution de ces conflits.


L’ESCALIER DE L’APPRENTI-«SAGE »

ME RÉVÉLER ET RECONNAÎTRE L'ÉVOLUTION

Lorsque vous faites des changements avec les enfants, par exemple : vous avez pris conscience qu’un de vos enfants était en manque parce que vous ne lui consacriez pas assez de temps et d’attention exclusive et que maintenant vous lui accordez ce temps ou vous avez pris conscience des effets négatifs de comparer vos enfants entre eux et avez arrêté de les comparer, il se peut que vos enfants aient quand même de la difficulté à changer puisqu'ils avaient auparavant développés des habitudes ou automatismes, dont il peuvent difficilement se défaire, comme d’agacer l’autre ou de le contrôler. Aussi, soyez vigilants. Pour l'un ou pour l'autre de vos enfants, les changements dans leur façon d’être avec leur frère ou leur sœur ne seront pas toujours évidents au début, mais ils se feront; il ne peut en être autrement, puisque ce qui déclenchait ce comportement dérangeant ne l'anime plus. Il est moins perturbé et se sent comblé.

Soyez patient, et remarquez l’évolution progressive de l’enfant. Dès que vous remarquez des changements positifs, soulignez votre appréciation avec enthousiasme face à l'évolution de chacun par exemple : « Ça va de mieux en mieux dans ta relation avec ton frère. Je suis très content de cette évolution. J’admire ton effort. Cela ne doit pas être facile pour toi».


ME RÉVÉLER ET FAIRE DES ACTIONS CONCRÈTES

Dans les situations négatives qui persistent, vous pouvez révéler votre inconfort à vos enfants face à ces situations qui causent leur rivalité et appliquer une action ferme et concrète pour défaire ces automatismes.

Au lieu de réagir, agissez…selon vos possibilités:
Le parent GUIDE, évalue la cause des tensions et disputes. Le parent COMPLICE, intervient et agit pour diminuer ou résoudre ces difficultés.

Exemples:
- Antoine et Jérémy ne cessent de se chamailler. Ils en arrivent même souvent aux coups. Ces conflits se vivent surtout entre 17 h et 18 h, à la sortie des classes. Leurs parents pour éviter de constamment les reprendre et les punir ont décidé qu'à cette heure conflictuelle, un des deux enfants viendrait, chacun à son tour, aider le parent à préparer le repas et que l'autre enfant pourrait aller dans sa chambre pour écouter sa musique et flâner un peu… Ou ils vont chacun dans une pièce différente pour faire leurs activités

- Je remarque qu'après la garderie ou l'école, les conflits sont plus grands, je prends un moment avec eux, pour qu'ils me parlent de leur journée (je leur raconte aussi ce que j'ai vécu, pour favoriser l'échange), ce qui fera souvent sortir certaines tensions accumulées… -

- Je leur sers une collation : des crudités, noix, fromage qui sans trop couper leur appétit pour le repas suivant, peut aussi apaiser une tension causée par la faim.

- C'est le matin dès le réveil que les enfants se chamaillent ou s'agacent, je leur fais un accueil spécial, je leur demande quelle musique nous pourrions mettre (chacun leur matin), quel est leur choix de menus, je les encourage, les gratifie, les touche les caresse. Ils seront moins tendus

Voyez dans l'exemple qui suit, comment André le père d’Élise et Gabrielle en exprimant son vécu et en posant une action ferme, a pu couper cette dynamique, irritante pour tous, entre ses enfants. Puisque c’est lui, le parent, qui souffrait de ces altercations, il s'est exprimé en parlant de ce qui l’affectait et non en accusant ses enfants, ce qui a permis une écoute ouverte de ses enfants, face à ce qu’il vivait, donc une écoute plus compatissante.

Voici ce qu'il leur a exprimé : « À chaque fois qu’une d’entre vous agace l'autre et que cela dégénère en disputes, je me sens très irrité. Cela est insupportable pour moi. J'ai besoin de votre coopération. Aussi à partir de maintenant, si une d’entre vous agace l’autre de manière à causer une dispute entre vous, je vais sortir de la pièce et vous laisser régler votre conflit avec les moyens que nous avons développés ensemble ou si nous sommes en auto, je vais me garer sur l'accotement jusqu‘à ce que vous ayez cessé votre dispute ».

C’est ce qu’a appliqué André avec constance, fermeté et tout cela sans les juger. Ceci afin de les aider à sortir de leur automatisme négatif.

Enfin, voyez quelles actions aidantes pourraient être appliquées pour diminuer les causes de conflits.


Vous pouvez aussi trouver de nombreux exemples et des pistes concrètes pour vous aider dans votre rôle de parent dans les les livres :



8 Moyens efficaces pour réussir mon rôle de parent & Être parent, mode d’emploi, Édition Québec-Livres.


Les formations COMMEUNIQUE INC.


800 des Tilleuls, suite 104, St-Bruno  (Québec)  Canada  J3V 5N8


T. 450.461.2401    renaudhelene@commeunique.com


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