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Tout doit être parfait! – Lâcher prise avant de perdre le contrôle !

Se préparer à la naissance de bébé.

Avec la légèreté d’une plume, Dalia s’est tout doucement déposée au creux de mon ventre et y a fait son petit nid. La délicatesse de son arrivée a été un baume sur nos cœurs assaillis par les épreuves du moment.  

Dans nos vies, tout était instable et insécurisant. La manière dont j’avais envisagé vivre cette grossesse était simplement impossible vu les circonstances. Moi qui pensais vivre cette étape dans la béatitude, complètement submergée par cette expérience transcendante, j’ai plutôt vécu les plus grands bouleversements de ma vie sur le plan personnel. Le stress était si élevé que je me demandais tous les jours comment mon bébé survivrait dans de telles conditions. Heureusement, mon conjoint et moi étions solides et notre amour a agi comme une forteresse face à tout ce stress! 

Parce que l’amour rend aimant. L’amour adoucie notre rapport aux autres, aux événements. L’amour rend plus empathique et compatissant. L’amour nous ouvre sur la souffrance des autres au lieu de nous rendre amer et accusateur envers eux. Tout devient alors plus tolérable et moins rejetable. 

Pour mieux tolérer les difficultés qui se présentaient sur notre chemin, nous devions constamment nous ramener au moment présent car l’anticipation du futur générait trop d’incertitude et le passé nous enfonçait dans les « j’aurais dont dû…et si seulement j’avais pris telle décision à tel moment… ». 

Le présent, tant qu’à lui, nous enseignait à lâcher prise…arrêter d’analyser et d’interpréter les événements avec notre mental et à ouvrir notre cœur à tout le bon qui était toujours là, prêt à être savouré…mais que l’on ne voit plus lorsque l’on est aveuglé par la peur. 

Lâcher prise, ça voulait aussi dire abandonner toute notre résistance et s’autoriser à ressentir la peur, la frustration et la peine. Regarder nos émotions en face sans les redouter, c’est ça être fort. Il faut être solide pour se laisser traverser par tous ces inconforts. Ça secoue, ça brasse, mais ça apaise et ça libère en même temps. 

Ça fait de la place au calme, à la clarté et à la confiance. Car si ces tsunamis d’émotions ont pu me traverser sans m’anéantir, je n’ai plus à les craindre. Quand les premières secousses se présenteront à nouveau, je les accepterai davantage, avec plus de confiance et moins de méfiance. Car ces sensations sont passagères et impermanentes. Elles ne peuvent élire domicile en moi si je les laisse entrer puis sortir. C’est plutôt en résistant qu’elles s’enracinent à notre insu et nous ravagent de l’intérieur. 

Tel un accouchement, il faut traverser la douleur pour accéder à la délivrance et accueillir le miraculeux enfant à naître. Ma vie ressemblait à une série de contractions plus douloureuses les unes que les autres. Ce qui m’a tenue, c’est la confiance qu’il y avait quelque chose de beau au bout : notre renaissance. 

J’ai donc pris la décision de devenir une happy-cultrice* ». Maintenant que j’avais si peu de contrôle sur les événements extérieurs, j’ai choisi de cultiver mon jardin intérieur en y semant des pensées bienveillantes envers moi-même, les autres et envers la vie. À faire la paix avec ce qui est, parce que les regrets et la rancœur n’y changeraient rien.  

Certes, le lâcher prise n’est pas un processus linéaire, sans rechutes. Il se fait petit à petit, tout doucement. On ne lâche pas d’un coup le contrôle et parfois oui. Mais quel contrôle? Plutôt dire l’illusion de contrôle!  

C’est parfois dans ces moments de grands tourments que l’on réalise que l’on n’est qu’une petite fourmi qui se prend pour un éléphant. C’est en réalité ça qui est épuisant. S’accorder cette grande puissance et se battre contre quelque chose de tellement plus grand que nous, qui nous dépasse. Penser que tout repose sur nos épaules et tenter de tout contrôler. La vie se charge alors assez rapidement de nous remettre à notre juste place, en toute humilité.  

Et parlant d’humilité, la vie dans toute sa grandeur se perpétue d’elle-même. Car pendant que je menais mes combats, cette petite vie en moi à grandie, est devenue de plus en plus solide et verra bientôt le jour. Tout s’est mis en place sans que je n’aie rien à faire. Voilà l’intelligence de la vie qui se manifeste et qui suit son cours.  

Cette petite fleur, Dalia, sera bientôt cueillie et embaumera notre vie de son parfum aux effluves de bonheur. Symbole de lumière et d’espoir, tu t’es enracinée dans mon cœur et tu m’as enseignée une grande leçon que voici : 

La vie est comme une série d’accouchements. Je peux choisir de les traverser dans la souffrance et l’angoisse ou choisir de lâcher prise, de m’abandonner à l’expérience et d’aborder la douleur différemment, avec la confiance qu’elle fait partie du processus transformationnel sans en être une entrave. Au contraire, elle symbolise une vie à naître. Et même en résistant, ce passage obligé est inévitable. Laissons la vie nous traverser sans interférer. La peur et la résistance transforment la douleur en souffrance. Choisir l’acceptation et l’amour, c’est se connecter à une force plus grande que nature, une puissance qui nous dépasse et nous enlace, nous berce tout doucement en nous murmurant : tout est parfait. 

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